lundi 28 juillet 2014

Et maintenant !

Dire que j'ai délaissé ce blog, est peu dire mais je l'avais en tête depuis un moment, je voulais recommencer à écrire ne serait ce que pour moi. J'aimais ecrire sur ma vie mes sentiments des choses assez personnelles, l'usage que l'on fait des blogs maintenant et plus professionnel, le corporate blogging est devenu indispensable.
Je ne sais pas encore ce que je vais écrire, mais je vais essayer de le faire de manière plus réglière.
cette photo est complètement hors sujet, mais je l'aime bien c'est Bruce Springsteen et Sting en road trip au Maroc incognito ds la medina en djelaba.

mardi 7 juin 2011

2011 l'année du changement


L'année du changement, je me suis rendu compte que je n'avais encore rien écris en 2011, j'ai parcouru mon blog aujourd'hui je le tiens depuis 2003, et c'est vraiment intéressant de voir comment on peut changer avec le temps. comment il s'est transformé comme j'ai évolué du discours un peu triste jusqu'au partage de chansons, le fait d'y publier ma nouvelle.

je me suis décidé à écrire parce que d'une part je voulais qu'il y ait un post en 2011, et surtout pour mettre noir sur blanc ce que je ressens maintenant juste pour écrire des émotions sans trop rentrer dans les détails, je suis passé par tellement de choses, des hauts et des bas des histoires professionnelles et personnelles.

J'ai envie de remercier toutes les filles avec qui ça n’a pas marché qui vont me mener à celle avec je vais être.

J'ai envie de remercier la boite ou je travaille et les gens qui y sont de m’avoir permis de me trouver et de me diriger vers mes passions et faire ce que j’aime et me pousser encore plus vers moi-même.

J'ai envie de me remercier d’avoir pu gravir les marches une à une de m’être isolé pour réfléchir et créer, d’avoir pris cette distance nécessaire ce recul entre la pensée et l’acte qui fait que je sais ce que je veux pas et ce que je veux dans la vie.

Je lutte tous les jours contre mes démons et contre la naissance des idées négatives qui nous gâchent la vie, je me rends compte que c une bataille de tous les jours.

Je remercie dieu d’écarter de ma vie les personnes nuisible et néfaste, et de m’en écarter malgré moi.

J’écris ce texte sans trop réfléchir, mais j’estime être au mieux, non pas que j’ai atteint un but particulier mais juste le fait d’être dans de bonnes conditions pour le faire.


J'aimerai illustrer ce texte par cette photo un peu ridicule trouvée dans l’album des afters mawazine du Grand comptoir.




jeudi 14 octobre 2010

solitary man




Melinda was mine 'til the time that I found her
Holdin' Jim
And lovin' him
Then Sue came along, loved me strong, that's what I thought
But me and Sue,
That died, too.
Don't know that I will but until I can find me
A girl who'll stay and won't play games behind me
I'll be what I am
A solitary man
A solitary man
I've had it here - being where love's a small word
A part time thing
A paper ring
I know it's been done havin' one girl who loves you
Right or wrong
Weak or strong

Parmi les plus belles chansons de johnny cash solitary man je l'ai redécouvert dans le film du même nom ssorti récement avec michael douglas.

lundi 11 octobre 2010

Entrepreneur



j'aimerai mettre ces deux citations que j'ai lu cette semaine que j'aime beaucoup la première est de Baudelaire qui écrit à sa mère ces paroles touchantes et pémonitoires:

En juin 1838, Baudelaire a 17 ans, il écrit à sa mère : "Je sens venir la vie avec encore plus de peur. Toutes les connaissances qu'il faudra acquérir, tout le mouvement qu'il faudra se donner pour trouver une place vide au milieu du monde, tout cela m'effraie. Enfin je suis fait pour vivre, je ferai de mon mieux ; il me semble ensuite que dans cette science qu'il faut acquérir, dans cette lutte avec les autres, dans cette difficulté même, il doit y avoir un plaisir."

la 2ème est de l'homme d'affaire suisse Nicolas G hayek mort récemment le 26 juin dernier d'une crise cardiaque fondateur de Swatch mais aussi de la smart entre autres:

« L’entrepreneur doit retrouver la fantaisie originelle qui est en lui.C’est un artiste.il crée des choses-des produits, il surmonte les obstacles.C’est cela qui le motive.Il n’est pas intéressé par l’obtention d’un résultat immédiat .C’est qq qui admire la beauté qui refuse la domination de la finance sur l’industrie,qui passe très vite de la théorie à la pratique,à la réalisation. »


avec tout ça le mot entrepreneur trouve tout son sens et moi ma voie :)


samedi 9 janvier 2010

Elvis Presley ate America before America ate him



8 janvier 2010 Elvis Presley aurait eu 75 ans, l'impact qu'il a eu sur la musique est indéniable lui même disait qu'il n'a jamais rien inventé que ce qui s'apelle Rock and Roll s'apellait Rythm and blues par contre on peut dire qu'il a contribuer à casser les barrières raciales il fut le premier à créer un certain metissage culturel, amener un certain public à écouter une certaine musique, Elvis faisait partie d'une partie de la population très pauvre qu'on apellait les white trash dans le sud des états unis, ( lire l'article de BONO sur rollingstone.com)
Cette chanson ( mystery train ) est vraiment pour moi celle qui traduit le mieux ce " son " enregistré en 1954 Elvis ne savait pas qu'il était en train d'écrire l'histoire mais s'amusait juste avec des amis pour enregistrer un disque, ce train allait l'amener vers une destination qu'il n'imaginait même pas . chacun y va maintenant de son interprétation hollywood l'a détruit, l'armée etc. mais Elvis Presley a changé l'amérique bien avant qu'elle ne le change il l'a changé politiquement, sexuellement, musicalement.
la musique populaire n'avait pas sa place, chaque partie de la population écoutait un genre particulier Country music pour les blancs; rythm and blues et gospel pour les blacks. il fallait quelqu'un qui rassemble ces deux côtés de l'amérique.
Elvis de 1954 ( date du premier enregistrement ) à 1956 ( dtae du premier passage télé ) a fait un tournée qui a duré 2 ans, ce qui fait que tout le monde l'a prit pour le "boy next door" le voisin qui a réussit à cette époque la musique n'arrivait dans les maisons que par le disque, ou alors les groupes locaux qui n'était pas connu dans tous le pays, il fut le premier à inspirer l'industrie du disque telle qu'on la connait maintenant, c'est donc tout naturellement qu'il a fait du cinéma pour toucher un plus grand nombre de personne en même temps, tout le monde voulait voir Elvis, tout le monde allait l'avoir.
L'impact d'elvis est indéniable parce qu'il surtout donné envie à toute une génération de faire de la musique un métier, Beatles, Rolling stone; the who pour les anglais, mais aussi Bob dylan qui a avoué récement que ce qui la poussé à prendre une guitare c'est qu'il voulait être Elvis presley.
Donc en 1960 quan Elvis revient de l'armée il était dépassé par le monstre qu'il était devenu.
Les courants musicaux qui avait créer le Rock and roll devait se séparer par la suite pour ne plus jamais se réunir.
Pour la France ( et donc la plupart des marocains ) Elvis presley n'est que le johnny hallyday américain, j'ai l'impression que tout ça les dépasse un peu.
je conseille à ceux qui s'intéresse à tt ça de lire Peter Guralnick qui est l'un des Historien de la musique "moderne"

mercredi 9 décembre 2009

Un Amour à Rabat


Tout le monde se souvient d'une rue en particulier, un certain jour, le son particulier du vent, des pas sur le gravier l'éclairage particulier. Chacun porte en lui des souvenirs qui ne sont pas raisonnablement explicables, on peut appeler ça mémoire sensorielle, ces souvenirs vivent en vous comme une part essentiel de vous-même, sans avoir de rapport particulier avec un évènement particulier. C'est des moments de sensation pure qui restent en vous, que quelque chose soit arrivé ou non.
Si pour une raison ou pour une autre vous éprouvez ce genre d'émotion elle vous renverra en arrière et vous aurez le sentiment d'être en vie. (Je ne résumerai pas ça par une madeleine) Vous comprendrez la signification d'être en vie ce que sont les enjeux la façon dont ils conditionnent vos jours, leur importance.
Ce qu'essaye de faire chaque auteur c'est de créer ces moments à partir de sa propre expérience et du monde qui l'entoure pour offrir ces sensations au public, qui les ressent à son tour avec son propre vécu. C'est cette connexion que chaque auteur recherche, cette énergie qui favorise le contact entre les gens.
Je n’ai jamais trouvé que Rabat avait une âme, jusqu’au jour où je l’ai quitté, des détails me revenaient sans cesse, cette luminosité si spéciale les rues déserte du dimanche matin, les quelques endroits où les gens sortaient le soir, tout cela défilait dans ma tête comme un diaporama d’images, une ville rêvée, un instant qui n’existera plus jamais.
Pour que les gens comprennent mon histoire, il faudrait décrire mon personnage principal, la première caractéristique de ce personnage c’est son côté introverti, qui pousse les gens à l’adorer ou le détester, c’est cette qualité qu’ont les personnes brillantes, dont la beauté ne se voit qu’à force de les fréquenter, c’est l’intérêt que l’on porte à cette personne qui fait qu’elle compte pour nous.
Je sentais que ma personnalité avait déteint sur ma ville, à moins que ce ne soit l’inverse, que je tienne mon côté introverti, renfermé de ma ville de naissance. Je suis sûr d’ailleurs que Saint-Exupéry avait Rabat en tête quand il a écrit le petit Prince. Je sentais une richesse intérieure qui ne demandait qu’à éclore et qu’à être connu, que c’était le secret le mieux gardé de l’univers, comment pouvait-on s’ennuyer à Rabat ? Comment pouvait-on ne pas venir me parler, et venir vers moi ?
Sans tomber dans une sorte de fanatisme régional ou juste le fait d’entendre le nom de sa ville, dans une compétition sportive ou culturelle, suffisait à provoquer une joie folle. Ma relation avec Rabat avait un côté fusionnel qui nous unissait, une espèce de reconnaissance mutuelle, d’encouragement implicite de part et d’autre.Quand j’étais jeune j’ai toujours pensé que je me battais pour nous deux, que chaque victoire et chaque défaite nous concernaient tous les deuxLes Casablancais se sont toujours ennuyés à Rabat, ils trouvent les gens trop repliés sur eux-mêmes pas assez festif, mais surtout détail amusant qu’il ne fallait en aucun cas demander son chemin à un rbati, qu’il allait vous envoyer à l’autre bout de la ville, c’est bien qu’il existe une particularité à cette ville, ça doit être la seule chose qui nous différencie Rabat et moi. Ces deux villes ont un espace en commun, j’allais le découvrir plus tard, lorsque j’allais commencer mon premier boulot, je faisais la navette entre Rabat et Casablanca, je prenais donc je train tous les matins pour aller à Casablanca. Ces personnes que je croisais, travaillaient à Casablanca et habitaient Rabat ou l’inverse. Mais dans tous les cas, étaient habités par cette dualité, ce côté bon vivant de Casablanca, et calme de Rabat, on se retrouvait dans nos discours, ce choix qu’il fallait faire, mais qu’on retardait tous, habiter Casablanca. On cherchait un logement sans vraiment nous décider, on rêvait qu’un jour ceux que l’on croisait dans le sens inverse voulait bien échanger avec nous, nous leur donnerions notre boulot à Casablanca et eux le leur à Rabat, et comme ça tous nos problèmes seront réglés.

Tous les matins, à la même heure je la voyais se diriger vers son lycée. Elle descendait de la voiture de son père, arrangeait son sac sur son épaule, regardait à droite puis à gauche puis d’un pas assuré marchait vers la porte d’entrée. Tous les matins, j’avais un discours tout prêt pour l’aborder, plus elle s’approchait plus je la trouvais belle, plus je ne me trouvais pas à la hauteur de cette beauté. Elle passait devant moi ses cheveux cachaient ses beaux yeux noirs. J’ai du passer chaque jour de cette année dans cette situation passive, d’auto dépréciation.

Selma, puisque c’était son prénom caractérisait la femme parfaite pour moi sur tous les plans, physiquement elle était un mélange d’Audrey HEPBURN, et plusieurs actrices dont j’étais tombé amoureux étant jeune. Elle devait rassembler tout ce dont j’avais rêvé, elle aimait Elvis PRESLEY et PRINCE en musique, pour moi ça prouvait son ouverture d’esprit, elle était décalée sans être has been, belle sans être inaccessible. Pourtant elle l’était pour moi, je me demandais si elle connaissait mon existence, en tous cas je ne faisais rien pour. De la même manière que l’on représente notre ville quand on n'y est pas, que l’on défend les faiblesses, que l’on met en avant ce qu’on y aime, je m’efforçai de faire ressortir ce que le monde ne voyait pas en moi du premier coup d’œil. La chance avait fait, grâce à un professeur sadique, d’être assis à côté de Selma en cours, il faisait asseoir un bon élève à côté d’un mauvais, bien sur le mauvais c’était moi. J’étais tétanisé les seuls sons qui sortaient de ma bouche c’était des sons inaudibles la plupart du temps. Ce cours venait après le sport donc non seulement j’étais habillé de manière ridicule, mais je devais transpirer et sentir mauvais après deux heures de sport. Cette matière n’était pas ma spécialité, je ne pouvais même pas montrer mon côté intelligent, j’étais en mode invisible, c'est-à-dire que je m’efforçai de me faire remarquer le moins possible, en bien ou en mal. Je découvrais les choses les plus intimes de près ses mains, ce qu’elle portait, sa trousse, ses stylos, il m’arrivait d’envier ces objets qui devaient la connaître mieux que moi, c’est bizarre quand même d’envier une gomme, mais il faut me comprendre cette gomme connaissait sa chambre, sa maison et toutes ces choses qui m’échappaient encore. Quand je la croisais en dehors de la classe, on s’échangeait un sourire, du moins j’ordonnai à ma bouche de sourire je ne crois que c’était visible à l’extérieur, dans le meilleur des cas ça se transformait en une espèce de grimace. On s’est rencontré pour la première fois en dehors du lycée dans une soirée organisé par un ami commun, lui était la coqueluche du lycée, exactement le style à être capitaine de l’équipe de football américain dans une série US, il connaissait tout le monde, dans cette soirée j’ai vu des gens que je n’avais pas vu au lycée depuis des mois, assis dans le jardin par petits groupes. Elle était là encore plus belle que dans mes souvenirs, qui dataient pourtant du matin même, soyons fou, un geste de la main pour lui dire bonjour, merde, elle vient vers moi, me demande comment je vais, après une discussion sur le cours de ce matin, on a parlé de tout et de rien, au bout d’un moment elle a eu froid, parce que bien qu’en octobre, à rabat il faisait encore doux, et humides, c’est pour cela qu’une soirée en octobre avait lieu en partie à l’extérieur. On est donc rentrés tous les deux, il y avait deux gros fauteuils en fasse des escaliers avec une petite table à côté. On s’est assis et on a parlé presque toute la soirée, j’étais enfin sortis de ce corps qui m’emprisonnait, j’ai enfin dis les mots que j’avais en tête sans jamais prononcer. En plein milieu de la conversation, je me suis complètement bloqué, j’ai réalisé que je parlais à Selma LA Selma, celle qui m’avait accompagné durant ces années sans le savoir, inconsciemment je m’étais levé comme pour fuir, elle s’est levée aussi, sa main parcourue mon avant bras, mes épaules, mon cou, j’avançai ma main maladroitement vers sa hanche, et la rapprochait vers moi, mes lèvres contre les siennes s’emboîtaient parfaitement à ma grande surprise, milles et unes pensées naissaient dans ma tête, j’avais envie que toutes les personnes que je connaissais, me voient, je pense ne pas avoir savouré cet instant comme il se devait, mais j’étais bien, je sentais avec mes lèvres un sourire naître dans sa bouche, j’ouvris mes yeux, pour apercevoir la fille que j’aimais dans mes bras, en train de m’embrasser, je me sentais entrer pour la première fois dans la civilisation, un monde qui m’était interdit, une secte, dont le monde parlait, mais que l’on pouvait connaître qu’en donnant de soi, personne ne pouvait vous la décrire, ni vous aider, j’étais seul, il fallait que j’y arrive seul, la soirée s’est terminée quand celui qui recevait a eu l’idée d’aller en boite de nuit, bien qu’il ait proposé à tout le monde de rester chez lui, ça s’est peu a peu vidé, Selma est repartie avec le groupe de copines avec qui elle était venue, je suis resté un peu devant la porte de la propriété pour profiter du moment. En revenant vers Rabat, j’avais emprunté la voiture de ma mère (sans qu’elle le sache) pour l’occasion, je découvrais cette ville paisible, endormie, je l’avais trahi, sur le chemin, je prêtais attention à chaque détail, une lumière allumée, la rue déserte, la nuit étoilée, je voyais les choses différemment, tout me paraissait plus serein, en phase avec mon humeur, je voulais faire partager ma joie avec tout ce qui m’entourait, Selma avait aimé en moi, une partie que je pensais pas visible pour les autres, je ne devais pas la décevoir. Dans l’autoradio, il y avait une cassette que j'avais préparée pour l’occasion, Bruce Springsteen chantait « my hometown » dans cette version live il y mettait toute sa force, je me disais que cette force justement il l’avait pris de sa ville natale, qui l’avait aidé à se construire, comme elle, il s’est senti rejeté, abandonné. Le New jersey avait été le lieu ou habitait les ouvriers de la région de New York, jusqu’au jour ou tout cela avait cessé, les villes étaient devenues des villes fantômes, Springsteen chantait pour cette gloire perdue, il chantait pour sa ville. Cette chanson évoquera toujours pour moi, ce baiser avec Selma, cette soirée si spéciale. J’avais trouvé une raison d’aller au lycée, je ne pensais qu’à elle, même ce lycée commençait à avoir de bons côtés. On passait notre temps libre à se perdre dans la ville, que ce soit en voiture ou à pieds, j’allais dans des endroits dont je ne soupçonnais même pas l’existence, j’empruntais des ruelles qui pour moi ne menait nulle part, j’ai découvert que j’aimais conduire, on découvre mieux la ville, Selma me faisait découvrir ses coins de Rabat, la plage de Rabat, cette route qui longeait la mer. Même les restaurants de Rabat, prenaient une allure différente, pour moi c’était des endroits ou l’on allait en famille, où je m’ennuyais, cette fois avec elle c’était différent. Les coins qui ne m’intéressaient pas à l’époque monuments historique, musées devenaient si romantiques et tellement indispensable, c’est comme si ces endroits naissaient avec elle. Les endroits qui étaient synonyme de punition pour moi, signifiaient maintenant, sentiment de liberté, mais surtout Selma. Je me souviens comme on était tous les deux amoureux d’une maison dans le quartier d’Agdal, c’était une espèce de petite maison en bois, du style colonial, il nous arrivait de manquer des cours pour déambuler dans les rues et dénicher des petits trésors cachés, je ne sais plus si cette maison existe encore ou si un immeuble a prit sa place, et je préfère ne pas le savoir. Tous ces souvenirs vivent toujours en moi à travers cette ville.
Depuis, les chemins de Selma et moi se sont séparés, tous les deux, on a poursuivit des études à l’étranger, chacun à un endroit différent, cet éloignement n’a fait qu’accroître en moi cet amour pour ma ville, et pour Selma. Mais j’ai l’impression que chaque moment, chaque relation, n’est qu’un éternel recommencement de mon premier amour, de ma naissance, ma véritable naissance. Toutes ces petites déceptions toutes ces filles à qui je n’ai pas parlé me prennent une partie de moi avec elles, une vie que j’aurai pu vivre, et de plus en plus je me sens vidé intérieurement, je me sens complètement épuisé et sans force pour continuer, on m’a trop pris. Dans chaque histoire passée que l’on regrette, c’est nous même que l’on regrette, c’est cette partie de nous que l’on veut récupérer plus que la fille c’est aussi une certaine période donné que l’on veut revivre et comme chaque période passé ne peut revenir même si l’on met tout en œuvre pour la reproduire, rien n’est jamais pareil qu’avant, il faut vivre avec ce poids d’occasions manquées et de frustrations. Cela suppose que l’on est différent avec chaque personne, que chaque relation éveille en nous une sorte de personnalité différente, et face à certaines périodes données ou plusieurs éléments favorables étaient réunis, et que l’on idéalise avec le temps, c’est à dire que l’on imagine parfaite, on enlève de notre mémoire tout ce qui était néfaste, et forcément plus le temps passe plus on essaye de reproduire cette vie passée idéalisée, et plus on l’idéalise.. Ce cercle vicieux conduit à une frustration sur plusieurs plans, d’un point de vue affectif moi je me suis spécialisé dans la recherche de femme parfaite dans mon passé et cela se traduit de plus en plus par mon passé proche c’est à dire que dés qu’une fille qui m’a plût n’est plus sous mes yeux je commence à l’imaginer parfaite pour moi et je la réinvente au fur et à mesure, il m’arrive même, connaissant ma paralysie vis à vis des filles, de m’en rendre compte le moment même, alors qu’elle est sous mes yeux, et je sais qu’elle ne le sera plus quelques instants plus tard.
Aujourd’hui, il suffit d’une certaine rue, une luminosité particulière, un détail de la sorte me ramène en arrière, je reste nostalgique de cette époque. J’ai l’impression que lorsqu’on démolit un bâtiment ou lorsqu’on change quelque chose à Rabat, c’est moi que l’on détruit. Il m’arrive de passer devant la maison où habitait Selma, des tonnes de scènes me reviennent, je m’attends à chaque fois à la voir sortir, ouvrir le portail et venir vers moi. SI je me souviens très bien de mon premier baiser, je n’ai aucune idée de quand a été le dernier. Selma était dans ma vie avant même qu’elle ne fasse ma connaissance, j’étais fous d’elle, elle m’accompagnait dans chacun de mes actes. Je garderais en moi pour toujours ces images gravées dans ma mémoire, j’essaye de me l’imaginer maintenant que le temps a passé, sa coupe de cheveux, comment ont évolués ses goûts? J’ai imaginé un tas de scénarii différents, je la voyais heureuse avec quelqu’un d’autre, épanouie dans son travail, mais jamais loin de Rabat, je ne pouvais dissocier son image de notre ville, cela faisait partie de nous deux. Alors que mon âge se situe aujourd’hui autour de la trentaine je n’aurai pas imaginé avoir autant été marqué par cette fille, Je ne pense pas tout le temps à elle, mais à chaque fois qu’une brise se lève d’une manière si particulière, à chaque fois que j’entends son prénom, mon cœur se crispe, un mélange de sentiments s’empare de moi, tristesse, regret, nostalgie. J’aurai aimé pouvoir lui dire combien je l’ai aimé, j’aurai aimé aussi lui dire une dernière fois au revoir

samedi 24 octobre 2009

Thunder Road


j'ai décidé d'écrire sur cette chanson thunder Road de Bruce Springsteen qui pour moi est la plus belle chanson jamais écrite sur un thême que j'affectionne particulièrement liberté, amour, héros brisé, de la difficulté d'aimer dans un monde imparfait, ce désir de tout laisser derrièrre soi et partir à quoi sert la musique quel est le premier sentiment que vous avez éprouvé lorsque vous avez aimé une chanson pour la première fois, springsteen à résumé ce sentiment comme ça " there's a party outside goin' on and you're missing it " je trouve que c'est exactement ça la première fois que j'ai vibré avec la musique c'était avec Elvis presley j'aimé avant toute sorte de chansons michael jackson mais la première fois que j'ai vu Elvis Presley dans un de ces films je crois que c'était King creole prendre une guitare monter sur scène et chanter ça a été un choc.
la chanson Thunder Road ouvre l'album Born to Run ( 1975 ) l'année de ma naissance :) j'ai toujours trouvé bizarre que cette chanson ouvre l'album et ce n'est qu'après que j'ai compris cette invitation à la liberté, ce désir d'aller chercher cette fille avec qui quelques chose c 'est passé mais l'endroit ou l'on vit nous interdit de rêver de croire en ces rêves, la vie fait qu'on laisse nos rêves de côté on se résigne on accepte les choses sans broncher, c'est de ça dont parlent toutes les chansons depuis la nuit des temps, " i know it's late but we can make it if we run " il parle de gens bouffé par la vie presque résigné à vivre sans leurs rêves, peut être qu'on est plus si jeune? "tu peux te cacher et te plonger dans ta souffrance"; il prône qu'être deux est plus fort que tout, que tout est simple il suffit d'y croire "show a little faith there's magic in the night" tout est parfait dans cette chanson les arrangements l'intro de piano, et se termine sur ces phrases : "It's town full of losers and i'm pullin' out of here to win "


une version de Thunder Road storyteller VH1 chanson et explication par Springsteen !




The screen door slams
Mary' dress waves
Like a vision she dances across the porch
As the radio plays
Roy Orbison singing for the lonely
Hey that's me and I want you only
Don't turn me home again
I just can't face myself alone again
Don't run back inside
Darling you know just what I'm here for
So you're scared and you're thinking
That maybe we ain't that young anymore
Show a little faith there's magic in the night
You ain't a beauty but hey you're alright
Oh and that's alright with me

You can hide 'neath your covers
And study your pain
Make crosses from your lovers
Throw roses in the rain
Waste your summer praying in vain
For a saviour to rise from these streets
Well now I'm no hero
That's understood
All the redemption I can offer girl
Is beneath this dirty hood
With a chance to make it good somehow
Hey what else can we do now ?
Except roll down the window
And let the wind blow
Back your hair
Well the night's busting open
These two lanes will take us anywhere
We got one last chance to make it real
To trade in these wings on some wheels
Climb in back
Heaven's waiting on down the tracks
Oh-oh come take my hand
We're riding out tonight to case the promised land
Oh-oh Thunder Road oh Thunder Road
Lying out there like a killer in the sun
Hey I know it's late we can make it if we run
Oh Thunder Road sit tight take hold
Thunder Road

Well I got this guitar
And I learned how to make it talk
And my car's out back
If you're ready to take that long walk
From your front porch to my front seat
The door's open but the ride it ain't free
And I know you're lonely
For words that I ain't spoken
But tonight we'll be free
All the promises'll be broken
There were ghosts in the eyes
Of all the boys you sent away
They haunt this dusty beach road
In the skeleton frames of burned out Chevrolets
They scream your name at night in the street
Your graduation gown lies in rags at their feet
And in the lonely cool before dawn
You hear their engines roaring on
But when you get to the porch they're gone
On the wind so Mary climb in
It's town full of losers
And I'm pulling out of here to win